Un peu d'histoire -   Petite visite privée -   promenade dans les jardins

Au XII ème siècle, Aliénor, fille aînée du duc Guillaume X hérite du duché d'Aquitaine, vastes terres débordant de richesses.
L'Albret est une de ces terres situées à l'extrême est du duché, en bordure des terres des comtes de Toulouse.
Le domaine de Malvirade (nommé ainsi par les Romains : mal orienté) fait partie intégrante de l'Albret et se trouve en position de frontalier vis a vis des terres des comtes de Toulouse.

Plusieurs voies traversaient ce domaine, en particulier une ancienne voie romaine qui reliait Casteljaloux à Agen via le Mas d'Agenais en passant par les villages de Cavagnan et de Grezet, à travers la forêt. En ce lieu stratégique d'intersection entre cette voie romaine et la frontière, Aliénor ordonna la construction d'une tour de section rectangulaire et de trois niveaux sur quelques ruines de construction romaine. Cellier, salle commune, logis, y abritaient une garnison de soldats dont la mission était de contrôler ce point frontière et aussi d'observer vers l'Est.

La situation va durer jusqu'en 1453. A Castillon, alors, prend fin la guerre de cent-ans, mais prend fin aussi le Moyen-Âge. Déjà, le Quatrocento déverse sur le Royaume de France son retour à l'Antique. L'Europe entière va vivre la grande aventure de la Renaissance.



Après avoir servi les Anglais, la famille d'Albret qui tire son nom de la terre du même nom, va se doter d'une nouvelle organisation.
Pierre de Sacriste devient le premier seigneur de Malvirade.
Il est le vassal de la famille d'Albret, et est très sensible aux idées d'humanisme.
C'est lui, qui, dès la fin du XV ème, va ordonner selon ces idées nouvelles la construction de l'actuel château de Malvirade.



On ira chercher la pierre du coté de Bordeaux, une pierre calcaire blanche et dure qui accroche bien la lumière.
On la transportera par barques sur la Garonne jusqu'au niveau de Caumont, où elle sera ensuite acheminée par charrettes tirées par des attelages de boeufs et de chevaux.
On extraira les sables, les argiles, la chaux, des terres de Malvirade.
L'eau proviendra des sources mêmes du domaine.
Dans ses forêts, on choisira les meilleurs chênes pour réaliser parquets, charpentes, portes et fenêtres.
On bâtira sans répit pendant trois générations de Sacriste. On fera venir des sculpteurs pour tailler et ouvrager portes, fenêtres, escaliers et cheminées.
Des charpentiers réaliseront d'audacieuses toitures coniques ainsi que de magnifiques plafonds et parquets à la Française et d'autres ornées de caissons et rosaces, dits soffites.
Des peintres seront chargés de recouvrir murs et plafonds de fresques polychromes.
Quant à l'ancienne tour d'Aliénor, elle sera réhabilitée selon les goûts du jour.

Cependant, le Moyen-Âge n'étant pas encore très loin, et le Royaume de France encore incertain, on dotera la bâtisse de quelques éléments défensifs : chambres de tir ou de combustion dotées de systèmes de ventilation, bouches à feu, points d'observation.

La période étant prospère, les seigneurs de Malvirade feront aménager l'aile sud du château pour y loger une petite garnison de gens en armes dont la mission essentielle est de protéger jour et nuit les lieux. 

Au début du XVIème les lieux sont achevés.

Mais voici que le Royaume de France va vivre à l'heure des guerres de Religion. Les seigneurs de Malvirade seront Huguenots.

 

A la tête du Royaume de France, François 1er. A ses côtés, sa soeur aînée Marguerite qui sera de tous les instants (en Italie elle vivra de succès en échec : Pavie ou elle y perdra son premier mari le duc d'Alençon) en Espagne, ambassadrice de son frère elle négociera avec Charles Quint. François 1er à nouveau sur le trône de France, Marguerite aidera alors l'école des réformistes de Meaux dirigée par Lefèvre d'Estaples; école qui sera au coeur de la Réforme. Marguerite devant prendre quelques distances par rapport aux événements, se réfugie alors à Nérac en 1530 parce qu'elle y a épousé peu auparavant, Henry II d'Albret. Nérac qu'elle affectionne tout particulièrement. Mais ses protégés viennent très vite lui demander asile. C'est ainsi qu'elle ouvre ses portes à Calvin, Lefèvre d'Estaples, Marot et bien d'autres. Nérac devient alors la cour de l'humanisme, la cour de la Renaissance, la cour de la langue française. Les seigneurs de Malvirade vont fréquenter cette cour ainsi que plus tard celle de Jeanne d'Albret, la fille de Marguerite de Valois.

A Malvirade, on pratiquera la docte langue française tant estimée à la cour de François 1er et dans les années 1576-1577 on y recevra Théodore Agrippa d'Aubigné, grand-père de Madame de Maintenon (Françoise d'Aubigné seconde épouse de Louis XIV). Agrippa était alors plus connu pour ses faits d'armes que pour ses effets de plume. Il sera blessé près du château au cours d'un de ces combats qui opposaient Catholiques associés et Réformés. Bataille qu'il appelle bataille de Malvirade dans son "Histoire Universelle".

Lorsqu'en 1593 Henri IV abjure sa religion réformée pour la religion catholique; il est suivi dans sa démarche par bon nombre de ses fidèles en particulier par les Sacriste de Malvirade et c'est sans doute ce qui épargnera le démantèlement de la bâtisse.
Au XVIIème les Sacriste de Malvirade se laissent séduire par cette mode venue de Versailles. On va réaménager la bâtisse et lui donner un petit air à la mode. C'est ainsi que toute l'aile ouest est remaniée: les pièces sont en enfilade, la chapelle fait désormais partie intégrante du château et les jardins sont réorganisés. On comble les douves.

En 1794 on perd trace des Sacristes de Malvirade. La bâtisse est en partie démantelée.

C'est un baron d'Empire nommé La Valette qui au début du XIXème relève en partie ce qui reste du château. Un peu plus tard, il deviendra propriété des comtes de Fumel jusqu'en 1950. Puis il sera inhabité pendant quarante ans.

En 1990 Joël CUVILLIER en devient le propriétaire et entreprent les travaux de rénovation.

Aujourd'hui reconnu Monument Historique, le château de Malvirade est ouvert au public pour des visites, des manifestations culturelles, mais aussi pour des mariages, séminaires et séjours.




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Château de Malvirade, 47250 Grezet-Cavagnan - Lot et Garonne - Aquitaine - France

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